Feuille de route du CCSD 2016-2020

Le comité scientifique et technique ainsi que le comité de pilotage du CCSD ont validé la feuille de route 2016-2020.

Elaboration de la feuille de route

Ce document a été élaboré par l’ensemble de l’équipe du CCSD, la démarche initiale a été de reprendre pour chaque plateforme ses principes fondateurs dont la mise en œuvre a sous-tendu leur succès et plus particulièrement pour HAL renforcer la mission d’archive commune et partagée  définie dans la convention de 2013.

Pour appuyer ces réflexions et construire ces propositions, différents éléments ont été pris en compte provenant, d’une part, des données du CCSD et, d’autre part, de la consultation de personnes utilisatrices à différents titres des plateformes. Ont été analysées également les demandes des utilisateurs qui remontent notamment via le service assistance/support. En matière de consultation, l’auteur de la première feuille de route, Serge Bauin, a participé activement à ce travail ; le Comité Scientifique et Technique a aussi été sollicité et les propositions de ses membres sont largement reprises. Enfin, les orientations définies par le COmité d’ORientation NUMérique (CODORNUM) lors de sa réunion du 12 octobre 2015 ont permis d’affiner et de consolider les propositions de la feuille de route.

Quatre axes stratégiques

Les élements de réflexion ont répondu prioritairement aux quatre axes stratégiques suivants :

  • Répondre aux besoins des utilisateurs en facilitant l’utilisation de HAL: les attentes principales concernent la simplification du dépôt du texte intégral. Les développements visent à mettre en place toutes les solutions allant dans ce sens, en prêtant une attention particulière aux dépôts réalisés par les chercheurs.
  • Pérenniser le rôle de HAL comme infrastructure nationale, commune et partagée (portails, archives institutionnelles), tout en l’inscrivant dans un paysage international.
  • Positionner AURéHAL dans le réseau des référentiels en cours de construction au niveau national (IdRef, RNSR, …).
  • Consolider la synergie entre les trois plateformes développées par le CCSD (HAL, SciencesConf.org et Episciences.org) en optimisant la mutualisation des développements.

Des objectifs sont fixés pour chacune des plateformes, pour les développements techniques, l’assistance utilisateurs et la communication. Chaque objectif est décliné par activités associées à un planning indicatif et à une estimation des moyens.

Consulter la feuille de route.

HAL dans la feuille de route des infrastructures de recherche du Ministère

couv_infrastructuresL’édition 2016 de la stratégie nationale sur les infrastructures de recherche témoigne de la volonté de l’Etat, par ses grands établissements de recherche et d’enseignement supérieur, de répondre aux exigences de savoir et d’innovation. Elaborée à partir d’un état de l’art proposé par des scientifiques de tous les domaines en articulation avec la Stratégie Nationale de Recherche, la feuille de route est l’occasion de mettre en avant une diversité d’instruments, déjà existants ou en projet, qui doivent tous répondre aux mêmes critères d’excellence scientifique et technologique, d’efficacité et de transparence de la gouvernance, et d’ouverture effective à une communauté large.

La feuille de route nationale est un outil de pilotage stratégique du gouverne­ment qui est remis à jour tous les quatre ans.  La dernière livraison a retenu 95 infrastructures, parmi lesquelles se trouve pour la première fois HAL,  dans le domaine de l’information scientifique et technique.

Cette politique de soutien s’inscrit dans une politique européenne.

Consulter la feuille de route.

Focus sur les revues de l’INRA hébergées par HAL

Fin 2012, l’INRA a fait le choix de HAL pour archiver et diffuser les revues qu’il édite ou a éditées. HAL permet ainsi à l’INRA de répondre à la fois à sa volonté de promouvoir le libre accès et aux nécessités d’une conservation pérenne : la diffusion des revues est en effet soumise aux marchés avec les éditeurs.

Un partenariat INRA-CCSD

Une collection générique pour toutes les revues a été créée et chaque revue constitue une sous-collection. 25 collections ont ainsi été créées par le CCSD ; leur personnalisation a été assurée par le Pôle Publication et Communication Scientifique de l’INRA. L’équipe du CCSD a réalisé fin 2014 un import massif à partir des fichiers fournis par l’INRA, puis d’autres imports au fur et à mesure de la création des collections et de la disponibilité des archives.

revues_INRA_HAL

Soutien de la démarche d’archivage sur HAL par l’éditeur Springer

A partir de 2011, l’INRA a choisi  Springer pour l’édition et la diffusion de quatre de ses publications. Depuis 2016, le nombre de revues publiées par Springer est passé à cinq. Il s’agit des revues Apidologie, Annals of Forest Science, Dairy Science and Technology, Agronomy for Sustainable Development et Review of Agricultural, Food and Environmental Studies.

Depuis début 2016, les articles sont directement reversés dans HAL par Springer, dans le format éditeur, grâce au protocole SWORD. Le libre accès aux articles est possible après une période d’embargo de 12 mois.

Une visibilité accrue

Cette collaboration offre une visibilité très intéressante pour HAL puisque sur la page de chacune des revues concernées, un lien est fait sur la collection dans HAL.

Apidologie

Depuis leur mise en ligne fin 2014, les archives des revues INRA, représentant aujourd’hui plus de 25000 articles, ont été très fortement consultées. Pour 2015, le nombre moyen de consultations pour chaque article s’échelonne entre 100 et 550 selon les revues.

Ce partenariat pour les revues INRA est un bel exemple de synergie pour une meilleure visibilité de la recherche.

(Un grand merci aux membres du Pôle PCS de l’INRA pour la relecture de ce billet)

Importer avec Bib2Hal et utiliser les API de recherche HAL

Le 17 mars dernier, le CCSD a organisé une formation consacrée aux imports avec Bib2Hal et aux API de recherche.

  • Laurence Farhi : Bib2Hal, un  outil d’import par lot dans HAL à partir d’un fichier BibTeX


  • Baptiste Blondelle : Présentation du Plugin HAL pour WordPress

Le plugin est une illustration de l’utilisation des API. Il permet d’afficher les publications (d’un auteur, d’une structure de recherche, d’un projet ANR ou européen, d’une collection) dans une page WordPress (ajout d’un widget pour afficher les dernières publications,  ou création d’une une page wordpress.

Vous pouvez consulter les informations et la documentation  sur le plugin ici et .

  • Raphaël Tournoy : Les API dans HAL : comment faire ? Présentation des API de recherche et exemples de requêtes


Des ressources à signaler :

  • dans l’entrepôt GitHub du CCSD : une doc complète de l’import avec Sword en anglais qui décrit tous les champs pour chaque type de publication, avec un exemple de xml commenté complet pour chaque type de document.
  • A l’initiative du groupe des administrateurs de portail, un wiki HAL est mis à la disposition des utilisateurs par le CCSD. Pour l’instant, il ne contient que des exemples de requêtes API (utilisées pour la formation) mais il peut être utilisé pour tout partage d’informations, d’échange de bonnes pratiques, etc. Il est librement consultable. Se connecter avec ses identifiants HAL pour l’alimenter.

 

 

Si on parlait d’Episciences.org

Depuis 2012, le CCSD, associé dès l’origine à l’Institut Fourier puis à Inria, développe et administre Episciences.org, plateforme d’hébergement de revues scientifiques en libre accès avec gestion intégrée du processus d’examen par les pairs.

logo-episcience-tampon

L’originalité du modèle est que les revues (ou épi-revues) se construisent au-dessus des archives ouvertes : les manuscrits sont déposés dans une archive comme HAL puis soumis à une revue hébergée dans Episciences.org. La version soumise est librement accessible et, si le texte est accepté par le comité éditorial, la version validée sera ajoutée avec le label de la revue. L’article est consultable aussi bien depuis le site de la revue que dans l’archive.

Cinq revues sont déjà disponibles sur Episciences.org

  • DMTCS Discrete Mathematics & Theoretical Computer Science : cette revue existe depuis 1997 et est en libre accès depuis 1998. Les anciens numéros ont été importés dans HAL pour être indexés et visibles dans le site Episciences de la revue. Deux numéros ont d’ores et déjà été produits nativement sur la plate-forme : un numéro régulier et un numéro spécial lié à la conférence Permutation Patterns 2015.
  • Hardy-Ramanujan Journal : créée en 1978, cette revue publie des articles en mathématiques fondamentales et plus précisément en théorie des nombres.
  • JIPS Journal d’Interaction Homme Machine : créée en 2008 par l’Association Francophone d’Interaction Homme-Machine, l’objectif de cette revue est de contribuer au rayonnement de la recherche dans le domaine de l’interaction homme-machine en rendant visibles ses réalisations. Un volume régulier et trois numéros spéciaux ont été publiés.

Pour ces 2 revues aussi, une reprise de l’antériorité a été faite.

Des nouveaux titres :

  • JDMDH Journal of Data Mining and Digital Humanities : créée avec Episciences en  2014, la revue se situe à l’intersection de la fouille des données et des humanités. Un numéro spécial est actuellement en cours : Special Issue on Computer-Aided Processing of Intertextuality in Ancient Languages.
  • Journal of Interdisciplinary Methodologies and Issues in Science : créée en décembre 2015, elle a pour objectifs de croiser les regards scientifiques entre les sciences de l’homme et de la société et les sciences exactes et expérimentales. Elle traite de thèmes transversaux, thématiques ou méthodologiques, sous forme de numéros spéciaux transdisciplinaires.

Les développements récents 

Episciences.org est une plateforme modulable qui offre à chaque revue la possibilité de décider de ses propres règles de gestion concernant aussi bien les auteurs des articles, les rédacteurs que les relecteurs. Les développements récents se sont attachés à répondre aux cahiers des charges des revues pour apporter plus de souplesse au processus de relecture. Les fonctionnalités sont intégrées dans l’offre de façon à être disponibles à tous.

Les derniers développements ont notamment porté sur :

  • les volumes spéciaux : ils contiennent des collections d’articles sur des sujets spécifiques et sont souvent publiés à la suite d’une conférence scientifique. Ces articles sont réunis par un ou plusieurs rédacteurs extérieurs à la revue, responsables de la sélection des contributions au numéro spécial. Ces types de volumes sont paramétrables avec des éditeurs et relecteurs différents de ceux de la revue,  des rédacteurs invités ;
  • la grille de relecture : l’éditeur peut choisir la visibilité de chaque critère (comité éditorial, auteur, public) et décider ou non de publier le résultat des évaluations des articles sur leur page publique ;
  • les rapports de relecture sont pérennisés dans un fichier au format TEI,  ce qui offre la possibilité de les publier.

Ces deux derniers développements ouvrent la voie à l’open peer review.

A noter que vous pouvez consulter sur ce site les release notes.

2016 : on partage encore plus dans HAL

Le partage de la science est au coeur de la philosophie du libre accès. Depuis le début de l’année, HAL renforce cette dimension en facilitant le partage de propriété d’un dépôt et l’accès aux fichiers sous embargo.

Partager un dépôt entre co-auteurs

Le principe du partage de propriété est simple : la personne qui dépose une publication dans HAL est « propriétaire » de ce dépôt. Elle peut en modifier les métadonnées, ajouter une nouvelle version ou un fichier pour une notice. Elle accède aussi aux statistiques de consultation et téléchargement pour ses dépôts. Partager la propriété signifie que le déposant peut octroyer ces mêmes droits à un autre utilisateur.

Le partage de propriété, implémenté avec la nouvelle version fin 2014, est devenu plus visible et plus facile à mettre en œuvre.

Plus visible puisqu’à l’affichage d’un dépôt, une personne qui constate qu’une publication dont il est co-auteur a été déposée dans HAL, peut en demander la propriété (l’onglet  Demander la propriété est proposé seulement si cet utilisateur est connecté bien sûr). La fonctionnalité est disponible aussi après une requête : imaginons un chercheur faisant une recherche dans HAL sur son nom d’auteur. Si un ou plusieurs dépôts correspondent à ses publications, il peut en demander la propriété par le menu « Outils ».

HAL_demande_propriete_requete

HAL gère la demande, l’utilisateur n’a pas besoin de connaître le propriétaire des dépôts. Celui reçoit un mail l’avertissant de la demande et gère cette demande dans Mon espace/Mes partages de propriété.

Si vous publiez avec d’autres chercheurs et avant une saisie dans HAL, il peut être utile de faire cette démarche. Cela vous évitera – peut-être – de déposer vous-même.

De la même façon, avec vos propres dépôts, n’hésitez pas à les partager avec vos co-auteurs puisque, à partir du résultat d’une requête, cette fonctionnalité est aussi proposée. Par contre, vous devrez saisir le nom de l’utilisateur. Ce traitement par lot a été suggéré par celles et ceux qui, dans certains laboratoires, sont en charge de la saisie des publications dans HAL. Nous espérons que cela facilitera leur travail.

Partager l’accès avec les lecteurs

L’accès à un fichier en accès restreint est une nouvelle fonctionnalité : elle permet à un lecteur de demander au propriétaire d’un dépôt d’accéder à un fichier non visible.

Un dépôt avec fichier en accès restreint est signalé comme dans cet exemple :

HAL_partage_fichier_acces_restreint

Après connexion, un onglet « Demander l’accès au fichier » est proposé. S’il est activé, un mail est envoyé au propriétaire du dépôt qui gère ensuite cette demande dans Mon espace/Mes partages de fichiers en accès restreint. S’il refuse, le lecteur devra patienter  … mais si la demande est acceptée, il pourra consulter ou télécharger le fichier.

Pourquoi se connecter pour pouvoir faire cette demande  ? Un envoi par mail du lien vers le fichier nécessite la mise en place d’un contrôle de l’adresse mail du demandeur. En se connectant à HAL s’il a déjà un compte ou en en créant un, ce contrôle est, de fait, effectué. Il dispose ainsi dans Mon espace/Mes partages de fichiers en accès restreint d’un suivi de ses demandes : celle(s) en cours, et celle(s) qui ont reçu une réponse avec l’état de la réponse.

Si le dépôt a plusieurs propriétaires, chacun reçoit la demande. C’est celui qui répond en premier qui choisit …

La mise en relation d’un lecteur avec un auteur est réalisée comme première étape d’une relation auteur-lecteur d’un réseau social construit autour de HAL.

HAL en 2015 : quelques chiffres

Quelques chiffres en guise de bilan de l’activité dans HAL pour 2015 :

On compte 46 205 dépôts avec texte intégral, tous types de publications confondus.

nb_depots_2015

  • 21 9281 documents ont été produits ou publiés en 2015
  • 14 338 articles publiés dans des revues
  • 9 738 communications dans des colloques
  • 7 831 thèses, dont 5752 ont été déposées via STAR
  • 284 HDR
  • 1 494 chapitres d’ouvrages et 132 ouvrages
  • 3 334 images
  • 478 posters
  • nombre de transferts vers ArXiv : 4392
  • nombre de transferts vers PubMed Central : 17
  • nombre de dépôt mis à disposition de RePec : 5001
  • Nombre total d’IdHAL créés : 7144
  • Nombre total de CV configurés : 2901

 

 

 

Sciencesconf.org : le tutoriel

Le tutoriel Sciencesconf.org a été mis à jour  :


 

En janvier 2016, on comptait 2566 conférences gérées via la plateforme :

  • 834 ne l’utilisent que pour le site web
  • 1328 utilisent le module de gestion éditoriale, ce qui représente plus de 18 000 communications
  • 1414 utilisent le module d’inscription, soit près de 100 000 inscrits.

Les prochaines formations URFIST auront lieu le 21 avril à Bordeaux et le 19 mai à Toulouse.

 

Les 10 ans de HAL-SHS : les interventions du CCSD

Le 18 décembre dernier, HAL-SHS était à l’honneur lors d’une journée organisée conjointement par l’INSHS et le CCSD. L’objectif de la journée était de dresser un bilan après 10 ans d’usage de HAL-SHS, mais aussi de prendre le temps d’interroger les pratiques contemporaines d’archivage des publications en SHS et de se tourner vers l’avenir alors que HAL est devenu une archive d’envergure nationale.

Vous pouvez consulter le programme et les vidéos des interventions.

Un peu d’histoire

Christine Berthaud, directrice du CCSD, était la mieux placée pour retracer les débuts de HAL-SHS puisqu’elle a fait partie du groupe de travail à l’origine de sa création.

C’est en effet suite à des contacts entre l’Institut des Sciences de l’Homme (ISH) où elle travaillait et le CCSD, alors dirigé par Franck Laloë et Daniel Charnay, qu’un groupe de travail a été mis en place en septembre 2004. Il réunissait, en plus des initiateurs, Lorette Mordin de l’université Rennes 2 et était soutenu par le Département SHS du CNRS (futur INSHS) représenté par Christian Henriot.

Au menu des réflexions et des travaux du groupe : l’élaboration d’une nomenclature des disciplines inspirée du projet européen MORESS (Mapping of Research in the European Social Sciences and Humanities), une typologie des types de publications, la réalisation d’un guide « étape par étape » ainsi que l’organisation de la modération, prise en charge par l’équipe du service d’ingénierie documentaire de l’ISH (3 personnes).

Le CCSD a réalisé le portail HAL-SHS dont l’ouverture officielle à la communauté date de janvier 2005. La page d’accueil ressemblait à ça :

10ansHALSHS_page_ecran

Pour son intervention, Christine Berthaud a réutilisé un diaporama présenté en juin 2006, dans lequel figuraient les statistiques de dépôts en 2005 :

10ansHALSHS_stats2005.De quoi réaliser le chemin parcouru : 1514 dépôts pour l’année 2005. 10 ans plus tard, ce chiffre est atteint dès le 16 février 2015 (total pour 2015 : 12913).

On parle aussi de la modération

Agnès Magron présente pour sa part le travail de modération qu’elle effectue pour HAL-SHS, lorsqu’elle a rejoint l’équipe du service d’ingénierie documentaire de l’ISH dans un premier temps, puis au CCSD.

Les principes qui régissent ce contrôle qualité (validation technique avant mise en ligne) sont les mêmes que pour tout HAL et ne concernent que les dépôts avec fichier, les références bibliographiques étant mises en ligne sans vérification.

  • Pour le fichier, on s’assure d’une part que c’est le bon fichier, qu’il a été téléchargé correctement et est lisible, et, d’autre part, qu’il contient bien le texte intégral du document décrit dans les métadonnées . Lorsque le fichier déposé est un fichier produit par l’éditeur, on vérifie que le dépôt se fait en accord avec sa politique, notamment grâce aux sites Sherpa/Romeo ou Héloïse. Sont signalés au déposant toute absence de mention du nom de l’auteur dans le fichier, voire parfois du titre du document. Il est difficile de vérifier en effet si les métadonnées sont correctes en l’absence de ces informations. La mention du nom de l’auteur est par ailleurs indispensable pour celui-ci pour protéger son travail.
  • Les métadonnées doivent décrire le document : on s’assure donc qu’il n’y a pas d’incohérences et qu’elles respectent au minimum les normes bibliographiques.
  • Enfin, pour ce qui concerne les contenus, notamment pour les documents qui n’ont pas passé le filtre du peer reviewing, le terme de vigilance est le terme qui convient le mieux pour décrire le travail de la modération. Depuis 2006, un groupe de chercheurs apportent leur expertise en soutien. Ils ont beaucoup été sollicités les premières années de HAL-SHS. Mais c’est grâce à leurs réponses que l’équipe de modération a pu appréhender la diversité des formats et canaux de diffusion propres à chaque discipline.

Les deux erreurs les plus courantes qui font l’objet d’une demande de modification portent sur :

  • l’information juridique du fichier non renseignée à l’étape du transfert de fichier : oubli, méconnaissance, difficulté d’interpréter les conditions pas forcément très claires des éditeurs. Les raisons sont multiples.

transfertfichier

  • l’oubli du ou des co-auteurs dans les métadonnées (où l’on est surpris parfois de se voir répondre que l’oubli est volontaire puisque l’auteur en question est – au choix – mort, à la retraite ou devenue femme au foyer).

Ce travail de modération est souvent critiqué, du principe même du contrôle à son organisation. Il constitue cependant un accompagnement au dépôt (apprentissage par l’erreur), un ‘filet de sécurité’ pour le déposant sur les questions juridiques. Il n’en reste pas moins que dans leur grande majorité les dépôts sont tout à fait corrects et ne nécessitent aucune modification.

Enfin, pour compléter le retour d’expérience, Agnès Magron relève que la modération constitue un excellent poste d’observation sur les pratiques des chercheurs. Que ce soit pour HAL comme pour HAL-SHS, pas de week end ou jour férié pour les déposants : les chercheurs utilisent aussi leur temps libre pour auto-archiver leurs publications.

Les stratégies du réseau académique Researchgate pour s’imposer dans le circuit de la publication académique est aussi à noter : on peut ainsi voir des dépôts de documents non publiés avec un DOI (attribué par Researchgate) ou des fichiers avec une page de garde avec le logo du réseau.

Plus spécifique à HAL-SHS, Agnès Magron relève la diversité des formats d’écriture comme des supports de diffusion, ainsi que des langues. Elle se demande enfin si des sujets d’actualité ne motivent pas parfois le dépôt de publications, pas forcément récentes, parce que le contenu peut alimenter le débat.

HAL-SHS au service de l’identité numérique du chercheur

Le programme de la journée a consacré une partie de l’après midi à l’identité numérique et Agnès Magron a rapidement présenté l’IdHAL et le CV, deux fonctionnalités que tout auteur d’au moins une publication dans HAL ou HAL-SHS peut utiliser, dès lors qu’il y a un compte.

10ansHALSHS_id

Le chercheur peut avec l’IdHAL gérer et unifier les différentes formes avec lesquelles son nom d’auteur est entré dans la base de données  et, avec la fonctionnalité CV, se créer une page chercheur pour afficher toutes les publications présentes dans HAL-SHS et les métadonnées qui y sont associées. Il peut y ajouter des élements biographiques (en français et/ou en anglais), afficher sa photo et des liens vers son blog, son identifiant ORCID, ses profils Twitter ou LinkedIn.

Le CV est doté d’une adresse url pérenne.

Il est intéressant de noter que l’IdHAL est utilisé par d’autres plateformes : c’est le cas par exemple de RIBAC, WordPress avec le plugin HAL, ou le site web de l’Université de Lille 3 pour ses propres pages chercheurs.

En guise de conclusion à la présentation, une illustration qui suggère de copier l’adresse url de votre CV afin de mieux le référencer et ainsi, consolider votre identité numérique.

10ansHALSHS_referencement

Lors de cette journée a été dévoilé le nouveau logo de HAL-SHS. Le CCSD a, pour l’occasion, relooké la page d’accueil. Vous pouvez les découvrir ici.

Très belle année à tous.