HAL : un état des lieux des récentes évolutions

Avant la pause estivale, profitons d’un billet pour recenser les dernières évolutions ou fonctionnalités mises en production ces derniers mois.

A comme Arxiv : les disciplines d’Arxiv sont affichées en correspondance avec les domaines HAL : elles apparaissent entre crochets au dépôt, à la consultation et dans AuréHAL.

D comme Détamponnage par lot : un gestionnaire de collection peut désormais détamponner plusieurs dépôts à la fois. Cette action se fait dans la recherche : après avoir sélectionné les documents que vous ne souhaitez plus voir apparaître dans la collection, cliquez sur Outils/Détamponner.

E comme export : après une recherche, le choix des métadonnées à exporter est disponible pour les formats d’exports csv, json et xml. Cette action se fait dans la recherche  après avoir sélectionné les documents que vous souhaitez exporter : cliquez sur Outils/Export avancé. page_ecran_export_avance

P comme Projets :

  • mise à jour du référentiel des projets ANR avec l’intégralité des projets ANR de 2005 à 2014. Cela représente 12 892 projets.
  • mise à jour du référentiel des projets européens avec les liste complète des projets présents dans OpenAIRE, soient 45 394 projets.

S comme Serveur ftp pour SWORD : il est désormais possible de faire référence à un fichier disponible sur son espace ftp du CCSD dans le fichier XML-TEI de l’import via SWORD.

S comme Statistiques d’auto-archivage : utile pour un administrateur de portail qui souhaite connaître la proportion de dépôts réalisés par les auteurs eux-même, la métadonnée Dépôt en auto-archivage a été ajoutée à la liste des champs disponibles pour les statistiques. page_ecran_statistiques_auto_archivage

S comme Structures de recherche : dans le référentiel des structures de recherche des métadonnées ont été ajoutées :

  • dates de création et de fermeture ou fusion de la structure,
  • identifiants externes :
    • IdRef : référentiel des autorités Sudoc
    • ISNI : International Standard Name Identifier
    • RSNR : Répertoire National des Structures de Recherche

W comme WordPress : le plugin wordpress a été mis à jour. Il permet d’afficher de façon dynamique la liste de ses derniers dépôts dans un site géré avec WordPress.

Toute l’équipe du CCSD vous souhaite un très bel été.

IdHAL et référentiels au menu des journées d’étude de juin

Le CCSD a participé à deux journées d’étude récemment.

  • La première était consacrée à « L’identité du publiant à l’épreuve du numérique : enjeux et perspectives pour l’identification des auteurs » et était co-organisée par l’URFIST, la délégation Aquitaine CNRS et le service développement des compétences de l’Université de Bordeaux. Le programme est disponible ici. Bénédicte Kuntziger y a présenté l’IdHAL :

 


 

  • La seconde s’intéressait aux affiliations dans les publications scientifiques et était organisée par le réseau Renatis et celui des URFIST. Vous trouverez le programme ici. La présentation de Bénédicte Kuntziger est consacrée aux référentiels auteurs et structures dans AureHAL :

 

 

Fonctionnalités avancées et administration de portail : le support de la formation

Pour mettre à jour vos informations, voici le dernier support utilisé pour les formations sur les fonctionnalités de HAL et l’administration de portail.

Il a été présenté aux URFIST de Rennes et Lyon en juin.

Vous y trouverez  :

  • un rappel des nouvelles fonctionnalités de HAL v3,
  • comment gérer ses formes auteur avec l’IdHAL et créer son CV,
  • comment utiliser les API pour faire une recherche,
  • la gestion des référentiels dans AureHAL,
  • la gestion des collections,
  • l’utilisation des statistiques.

 


 

Sciencesconf.org inside

Discrètement mais sûrement, la plate-forme de gestion de congrès Sciencesconf.org élargit son audience. Notre précédent billet de janvier 2013 relevait 328 conférences ouvertes, aujourd’hui le compteur en affiche 1974. Depuis début 2015, ce sont en moyenne 90 nouvelles conférences qui sont créées par mois.

La majorité utilise le module de dépôt : cela représente plus de 49 000 résumés stockés sur la plate-forme et près de 15 000 communications en texte intégral. Les records dans Sciencesconf.org  sont détenus par la 24ème réunion des sciences de la terre qui a géré 1197 communications (orales et posters) et 1118 inscriptions.

La plateforme propose des solutions pour gérer des inscriptions payantes et presque 1/3 des conférences les utilisent.

La fonctionnalité d’édition des actes dans un fichier au format pdf est très appréciée. Par contre on relève toujours un très faible pourcentage de reversement des communications dans HAL. Cette possibilité offre pourtant plusieurs avantages : bénéficier de l‘archivage pérenne pour les fichiers déposés et, en créant une collection au nom du congrès, valoriser les communications qui y ont été présentées.  Pas de double saisie pour un auteur qui dépose ses publications dans HAL et qui a une communication présente dans Sciencesconf.org. Sa communication sera le cas échéant visible dans le portail de son institution et/ou dans la collection de son unité de recherche.

La grande majorité des conférences sont localisées en France. Cependant, la google map disponible sur le portail offre un tour du monde qui donne un bon aperçu de la diversité des collaborations internationales des chercheurs français impliqués dans les comités scientifiques.

sciencesconfgooglemap

Votre CV dans HAL

La fonctionnalité CV proposée dans HAL permet au minimum d’afficher dans une page web et de façon dynamique la liste de vos publications présentes dans HAL. Elles seront classées par types (articles, chapitres, rapports…) et vous pouvez sélectionner ceux que vous souhaitez montrer, et dans un ordre qui vous convient. La page a une adresse unique et pérenne : https://cv.archives-ouvertes.fr/votre_IdHAL.

Ce serait tout de même dommage de s’arrêter là. Le formulaire de création du CV propose en effet de compléter votre page chercheur avec un titre, du texte et vous permet de choisir d’autres informations à afficher :

  • votre photo issue de votre profil dans HAL,
  • vos autres identifiants comme l’ORCID,  votre compte twitter ou l’adresse de votre blog présents dans votre IdHAL,
  • des métadonnées extraites des dépôts : les disciplines, les mots-clés, les co-auteurs, les titres des revues, les années de publication, la participation à des projets ANR ou européens.

Le créer

En explorant les CV déjà créés, voici quelques indications pour vous guider dans la création de votre page chercheur :

Pensez à mettre un titre à votre page (champ titre) : cela peut paraître évident mais certains CV n’en comportent pas : si vous n’êtes pas systématiquement le premier auteur mentionné sur les publications, pas simple de savoir à qui se rapporte la liste affichée. Quel titre donner ? Vos prénom et nom suffisent mais le texte est libre : si votre page ne présente que les publications par exemple, pourquoi ne pas le préciser dans le titre sous la forme « Publications de X » ?

La partie « texte d’introduction » est également libre : vous pouvez la compléter par exemple avec votre fonction et l’université ou le laboratoire où vous travaillez, vos axes de recherches, vos enseignements, reprendre les éléments de votre page labo si vous en avez une. Certains y ont ajouté des logos. Beaucoup ont rédigé ces lignes en anglais.

Photo/pas photo : pas toujours facile de se décider. Si votre bobine est déjà visible dans Researchgate ou sur votre site personnel ou sur n’importe quel autre de vos profils publics, pourquoi pas aussi dans votre CV HAL ? Un petit conseil pour être identifié plus facilement : utilisez la même photo que sur les autres sites.

Quels widgets afficher ? Le CV est modifiable : essayez, testez, voyez ce qui vous plaît le mieux. En choisissant l’ordre de présentation, vous pourrez valoriser plus ou moins une information : les autres chercheurs avec qui vous publiez, les projets ANR ou européens auxquels vous participez. Si vos dépôts ne comportent qu’une seule discipline, le widget qui les affiche ne sera pas forcément pertinent : celui-ci présente en effet dans un camembert la répartition des disciplines. Si vous n’en avez qu’une, votre CV n’affichera qu’un cercle bleu.

Le valoriser

Il y a de multiples façon de valoriser votre page chercheur créée dans HAL, tout  simplement en copiant/collant l’adresse url :

  • sur la page qui vous concerne sur le site web du laboratoire ou de l’université,
  • en signature de vos mails,
  • en l’ajoutant dans vos profils sur les réseaux sociaux ou une plateforme comme ORCID,
  • sur la page vous décrivant si vous avez un blog,
  • Si vous avez un CV classique sous format word ou pdf, vous pouvez y copier l’url de votre CV HAL : l’avantage est que la liste de vos publications sera à jour (si vous les déposez sur HAL bien sûr).

valoriser_CV_HAL

La page chercheur dans HAL est un élément de votre identité numérique : interconnecter le plus possible tous les éléments qui la constituent permet de la consolider.

 A signaler aussi, la rubrique « Ils ont créé leur CV-HAL » sur la page d’accueil d’un portail comme celui de l’UPEC-UPEM.

Produire la liste des publications pour un laboratoire, une collection, un portail

Les outils d’export que vous souhaitez ne sont pas encore tous disponibles dans HAL (encore un peu de patience …) et vous devez fournir rapidement une liste des publications. Vous avez été plusieurs à solliciter le service support sur cette question qui a rédigé à votre intention ces quelques conseils pour faire votre export en format csv avec l’API, et pour l’exploiter dans un fichier word. La lecture de ce billet vous paraîtra sans doute rébarbative, mais il vous permettra de vous familiariser un peu avec les API.

Utiliser un fichier d’export csv dans Word : avez-vous pensé au publipostage ?

Le principe du publipostage est de créer un modèle de document Word dans lequel vous définirez la présentation que vous souhaitez : choix et ordre des champs, police, style, couleur, etc… en utilisant le fichier csv obtenu en export comme source (base) de données.

Vous choisissez les champs présents dans le fichier csv à mettre dans le fichier Word, en les ordonnant et les séparant comme vous le souhaitez. Puis vous ‘fusionnez’ les données de votre fichier csv avec le fichier modèle word ainsi constitué, ce qui vous donne un fichier Word ‘résultat’. Le fichier Word ‘modèle’ peut être enregistré pour être réutilisé avec d’autres données issues d’un autre export csv.

Vous aurez donc 3 fichiers :

  1.  un fichier csv qui contient des champs et des données dans chacun des champs exportés = fichier source de données (base de données),
  2.  un fichier Word qui est le fichier modèle, constitué en sélectionnant des champs de la source de données csv, avec une mise en page et un style personnalisé
  3.  un fichier résultats constitué par la fusion des deux précédents : import des données du fichier csv selon les caractéristiques définies dans le fichier modèle.

Comment faire :

  • Dans Word, ouvrir un nouveau fichier, qui sera le fichier modèle, puis choisir l’outil fusion et publipostage ou gestionnaire de publipostage (le nom de l’outil peut varier selon votre version de Word). Une barre d’outils ou un pop up apparaît avec des instructions.
  • Sélectionner un type de document (étiquettes, enveloppes, répertoire, catalogue) : choisir répertoire ou catalogue.
  • Sélectionner la liste des destinataires : c’est à cette étape qu’on choisit le fichier csv comme fichier source. Ouvrir la source de données en sélectionnant votre fichier d’export csv ; choisir un format Unicode.
  • Choix des champs présents dans le fichier source csv : vous faites glisser ou sélectionnez les champs proposés dans votre fichier word créé au départ, qui sera le modèle. Les champs peuvent être ordonnés comme vous le souhaitez, séparés par des séparateurs que vous choisissez (virgule, espace, point, etc…), puis vous pouvez choisir une police particulière, un style, des couleurs de police, etc.
  • Vous définissez à ce moment dans le fichier modèle un enregistrement type.
  • Vous insérez le séparateur des enregistrements aussi (ligne, saut de ligne, etc…)
  • Fusion des résultats : la fusion crée un autre fichier Word, le fichier de résultats ; cette action importe les données du fichier csv selon ce qui a été défini dans le modèle.

Le modèle peut ensuite être réutilisé.

Obtenir un fichier csv avec les champs souhaités : les API pas à pas

A savoir : La recherche avec les API est une URL. Par exemple, pour rechercher dans un portail : http://api.archives-ouvertes.fr/search/NOM_DU_PORTAIL/?q=

Ce qui donne par exemple pour le portail UPMC : http://api.archives-ouvertes.fr/search/upmc/?q=

La liste des champs est affichée dans la documentation des API pour la recherche sur la base et pour la recherche sur les référentiels.

Il existe plusieurs types de champs :

  • xxx_s : string, recherche exacte ou affichage
  • xxx_t : text, recherche similaire, « contient »
  • xxx_sci : sans casse/accents
  • xxx_i : nombre entier, recherche ou affichage
  • xxx_tdate : Date ISO 8601 (ex: 2013-01-31T23:12:01Z)
  • xxxDateD_i, xxxDateM_i, xxxDateY_i : date Day, ou Month, ou Year

Il existe plusieurs champs date :

  • defenseDate_tdate : date de soutenance
  • ePublicationDate_tdate : date de publication électronique
  • modifiedDate_tdate : date de modification du dépôt
  • producedDate_tdate date de publication
  • releasedDate_tdate : date de mise en ligne
  • submittedDate_tdate : date de dépôt
  • writingDate_tdate : date d’écriture

La syntaxe

  • Les paramètres sont séparés par &
  • Requête : q=CHAMP:valeur du champ (nom du champ deux points valeur du champ recherchée)
  • Utilisation des opérateurs booléens
  • Format de sortie : pour obtenir un fichier csv, il faut ajouter dans la requête wt=csv (d’autres formats de sortie existent : xml, xml-tei, json, rss). Seuls les formats json, xml et csv permettent de choisir les champs à retourner.
  • Choix des champs à retourner : fl=CHAMP1,CHAMP2,CHAMP3. Indiquer les champs séparés par une virgule. Ce sera le contenu de ces champs qui seront récupérés dans le fichier csv.

Attention : les champs de sortie doivent être des champs _s (champs d’affichage).

Dans les exemples ci-dessous, le format de sortie est le format xml (wt=xml). Vous pouvez ainsi visualiser les résultats plus facilement en faisant un copier/coller de l’url dans votre navigateur.

exemple 1 : chercher dans la collection CCSD les dépôts dont les auteurs sont Laurent Capelli et Christine Berthaud et contenant episciences dans le titre :

http://api.archives-ouvertes.fr/search/CCSD/?q=authFullName_t:’Laurent Capelli’ OR ‘Christine Berthaud’ AND title_t:episciences&wt=xml

exemple 2 : chercher les dépôts dans la collection UPMC avec actes de congrès (proceedings :1) et dont la ville de congrès était Lyon :

http://api.archives-ouvertes.fr/search/UPMC/?q=proceedings_s:1 AND city_t:lyon&wt=xml&fl=title_s, authFullName_s,docid,docType_s

Les champs de sortie sont le titre(title_s), l’auteur(authFullName_s), l’identifiant du dépôt(docid) et le type de document (docType_s). Le type de document affiché dans le fichier csv sera COMM pour tous les résultats.

exemple 3 :  Production de l’UPMC en 2015 :

http://api.archives-ouvertes.fr/search/UPMC/?q=producedDateY_i:2015&wt=xml

 exemple 4 : Production du CCSD entre 2000 et 2015 :

http://api.archives-ouvertes.fr/search/?q=producedDateY_i:[2000 TO 2015] AND structId_i:(413106 OR 184)&wt=xml

Il vaut mieux utiliser l’identifiant du laboratoire trouvé dans AuréHAL plutôt que le nom du labo qui peut être ambigu. Dans la requête ci-dessus, on demande la production de tout le CCSD, qu’il s’agisse de l’ancienne forme du CCSD (identifiant 184) ou de la nouvelle forme (identifiant 413106).

Utiliser les champs dans la recherche simple

Les requêtes proprement dites peuvent être utilisées directement dans HAL, dans la recherche simple.  Si vous tapez par exemple dans le formulaire de la recherche simple dans le portail UPMC: proceedings_s:1 AND city_t:lyon

Vous obtiendrez le même résultat que dans la recherche API ci-dessous :
http://api.archives-ouvertes.fr/search/UPMC/?q=proceedings_s:1 AND city_t:lyon&wt=xml

(attention aux filtres par défaut dans la recherche simple ; les supprimer)

Vous trouverez aussi d’autres solutions grâce à la communauté des utilisateurs de HAL qui met à disposition des outils qui peuvent aussi vous aider : ils sont recensés ici.

 

Collections et portails : des nouveautés pour vos menus de consultation

Pour personnaliser le site web d’une collection ou d’un portail, vous pouvez ajouter des pages de consultations.

Quelques unes ont évolué ou ont été ajoutées  :

  • consultation par collections : pour afficher des sous-collections par exemple. Un filtre sur la collection parente complète la configuration et vous pouvez choisir de présenter les collections en affichant les catégories (laboratoire, thématique, etc.),
  • consultation des derniers dépôts,
  • consultation des dernières publications,
  • consultation par disciplines,
  • consultation suivant une métadonnée.

N’hésitez pas à consulter la documentation pour en savoir plus.

L’IdHAL, pour quoi faire et comment s’y prendre

CaptureVous voulez rassembler dans une seule page web toutes vos publications déposées dans HAL ? Créer un CV avec une adresse url à votre nom contenant tous vos dépôts ? Afficher tous les mots-clés associés à vos publications ou la liste des revues dans lesquelles vous avez publié ?

Si la réponse est oui, l’étape indispensable est de se créer un identifiant auteur dans HAL (IdHAL).

L’IdHAL est une fonctionnalité proposée à tout auteur d’une publication ou d’une donnée déposées dans HAL pour gérer ce qu’on appelle ses «formes auteur » ou formes du nom.

Un identifiant pour rassembler toutes ses formes auteur

La façon dont un auteur apparaît dans une base de données bibliographiques peut varier en fonction de la personne qui saisit ou du format original d’import.

  • La variation la plus courante porte sur le prénom, selon qu’il est enregistré en entier ou seulement avec l’initiale : Pierre Dupont et P. Dupont, et voilà déjà deux formes auteur pour la même personne.
  • Un prénom composé génère aussi couramment plusieurs formes auteur. Par exemple, le prénom Marie Christine pourra apparaître sous les formes Marie-Christine, M.C., M.-C., M-C.
  • Une erreur de saisie en inversant le prénom et le nom, et voilà encore une nouvelle forme créée.

Les conséquences sont immédiates lors d’une recherche dans la base avec comme critères les prénom et nom de l’auteur. Si vous cherchez les publications de Paul Emile Victor, le système devrait vous proposer toutes les publications écrites par cet auteur, quelle que soit la façon dont son nom a été saisi.

Si au cours de votre carrière, vous avez publié sous des noms différents, vous êtes aussi confronté à cette question. Le cas le plus courant est celui de l’utilisation du nom d’épouse : on peut avoir des publications signées sous son nom d’usage, d’autres sous son nom d’épouse, d’autres encore avec le nom d’usage accolé au nom d’épouse. Impossible de revenir en arrière puisque c’est publié tel quel mais un identifiant auteur permet de regrouper ces différentes formes.

Autre cas : celui des homonymes. Si vous avez remarqué que des dépôts portent le même nom d’auteur que le vôtre mais ne sont pas de vous, extraire la liste de vos publications va être problématique.

L’IdHAL, comment ça marche

L’IdHAL est composé d’un identifiant (IdHAL) et des formes auteurs associées et de leurs dépôts.

Créer son IdHAL rassemble toutes les formes que vous avez identifiées avec les dépôts associés. Pas la peine toutefois de faire une recherche préalable, au moment de la création, HAL vous propose une liste de formes qu’il vous suffira de valider ou non, et que vous pourrez compléter. Vous pouvez même vérifier publication par publication en cas d’homonymie.

Toutes les formes de nom continuent de coexister, il n’y a pas de remplacement dans les dépôts.

La forme que vous aurez définie comme étant votre préférée sera proposée en priorité lors d’un dépôt (étape auteurs). Lors d’une recherche, un pictogramme identifie un auteur comme étant associé à un IdHAL.

resultat_exemple_idhal
Résultat d’une recherche dans HAL : facette auteur avec pictogramme IdHAL

Si vous n’avez jamais déposé vous-même mais que au moins une de vos publications est dans HAL, vous pouvez vous créer un IdHAL. IL vous faudra tout de même avoir un compte dans HAL.

Le choix de l’identifiant pour l’IdHAL est important et irréversible puisqu’il composera l’url de votre page chercheur (https://cv.archives-ouvertes.fr/prenom-nom). A la création, HAL propose par défaut prenom-nom. Si cela ne vous convient pas, vous pouvez le modifier mais seulement si vous n’avez pas encore enregistré. Attention, les caractères accentués et les apostrophes ne sont pas pris en compte.

En outre, si vous voulez afficher dans votre CV votre compte twitter ou facebook, l’adresse de votre blog ou les identifiants que vous avez sur d’autres plateformes comme l’ORCID ou le ResearchID, c’est dans l’IdHAL que vous allez les ajouter. Les liens vers les autres sites seront actifs dans votre CV et toute personne le visualisant pourra ainsi consulter tous ces éléments constituant votre identité numérique. Pensez donc à les ajouter.

 Consultez la documentation en ligne pour en savoir plus.

Et si vous utilisiez les licences Creative Commons dans HAL ?

logo_ccAu hasard de vos navigations sur internet, vous avez certainement déjà rencontré ces logos qui symbolisent les licences Creative Commons.

Les licences Creative Commons sont fondées sur le droit d’auteur. Alors que le régime du droit d’auteur classique vous incite à garder l’exclusivité sur la totalité de vos droits (« tous droits réservés »), ces licences vous encouragent à n’en conserver qu’une partie (« certains droits réservés »). Ces licences permettent au public d’utiliser vos œuvres, sous certaines conditions, selon vos préférences. Bien utile pour l’internaute pour savoir comment il peut réutiliser ce qu’il trouve, télécharge, copie, etc.

Les 6 licences sont composées à partir de 4 options : Attribution, Pas d’utilisation commerciale, Partage dans les mêmes conditions, Pas de modification. Par exemple, une licence BY-NC-ND signifie que l’utilisateur de votre œuvre devra vous citer (ça va de soi me direz-vous) mais ne pourra en faire un usage commercial sans votre autorisation (NC=non commercial) et devra vous demander votre autorisation préalable s’il veut la modifier (ND=no derivative work).

HAL vous propose avec sa nouvelle version d’appliquer une licence sur les publications que vous déposez. A l’étape du transfert de fichier, la fonctionnalité est disponible si vous sélectionnez « Les fichiers que je dépose sont des fichiers produits par le(s) auteur(s) » ou « L’institution a financé les frais de publication pour que cet article soit en libre accès ».

La licence choisie est visible à l’affichage de la notice (voir par exemple , ou ) et est mentionnée sur la page de garde du pdf principal du dépôt HAL.

Quelques mois après la mise en production de la v3, on peut constater l’utilisation marginale de cette fonctionnalité : on ne compte ainsi que 212 dépôts de type articles ou 93 de type preprint qui affichent une licence.

Dans quels cas utiliser une licence ?

Si vous déposez dans HAL une publication qui est déjà en libre accès sur le site d’un éditeur, vérifiez qu’une licence n’est pas déjà appliquée : vous pourrez l’ajouter ainsi lors du dépôt. Un moyen simple pour le vérifier est de regarder sur le fichier éditeur de votre article : la licence est normalement mentionnée sur la première page. « Normalement » parce qu’il arrive (parfois, voire souvent) qu’elle ne soit pas sur le pdf (raison de plus pour l’indiquer dans le dépôt). L’information doit se trouver par contre sur le site de la revue et/ou être aussi affichée sur la page html de votre article.

mention_cc

Si vous déposez un document qui n’a jamais été publié, comme un rapport, un preprint ou une communication par exemple : vous avez peut-être déjà choisi une licence CC que vous avez mentionnée dans le fichier correspondant. N’hésitez pas à l’ajouter au moment du dépôt.

Si ce n’est pas le cas, le dépôt peut être l’occasion pour vous de choisir d’en appliquer une.

La documentation HAL propose quelques ressources sur la problématique des licences et des publications scientifiques.

Les statistiques dans HAL

Des statistiques de dépôt et consultation ont toujours été proposées dans HAL mais la v3 propose quelques améliorations et nouveautés.

Regardons d’un peu plus près :

Lorsque vous visualisez une notice, vous avez déjà certainement constaté l’affichage d’un pavé « Métriques » qui indique le nombre de consultations et de téléchargement du dépôt. Ces indicateurs sont visibles par quiconque consulte la notice. Ce pavé est complété parfois par d’autres indicateurs (altmetrics) qui comptabilisent les mentions sur les réseaux sociaux : combien de fois un dépôt a été tweeté ou ajouté dans Mendeley par exemple. Ces indicateurs sont récupérés à partir des identifiants comme le DOI, l’ArXiv id ou le PubMed id : pensez à les ajouter lors du dépôt, et, pourquoi pas, à compléter vos dépôts existants (étape métadonnées).

Si vous êtes connecté et que vous affichez un dépôt dont vous êtes propriétaire, vous pouvez récupérer les données en cliquant sur ce pavé Métriques : vous accédez directement au module statistiques qui vous permet de visualiser sous forme de graphiques l’évolution dans le temps des consultations ou des téléchargements de ce dépôt, d’exporter les données dans un fichier csv (exploitable sous Excel), ou d’afficher la provenance des consultations et téléchargements (il vous faudra alors relancer la requête en cliquant sur « rechercher »).

cloudsstats

Si vous voulez obtenir des statistiques sur l’ensemble de vos dépôts, vous les trouverez dans le menu Mon espace/ Mes statistiques. Des requêtes prédéfinies sont à votre disposition comme, par exemple, l’évolution des dépôts avec texte intégral, la répartition par année de publication ou par type de publication. Vous pouvez alimenter cette liste avec vos propres requêtes si vous le souhaitez.

Vous avez le choix entre 4 types de statistiques :

  • la répartition des ressources (ou dépôts) qui vous permet par exemple d’avoir des indicateurs en fonction des années de dépôts ou de publication, des titre de revues, des projets européens, etc. Toutes les métadonnées du document sont proposées : le choix est vaste !
  • la consultation des ressources vous permet d’obtenir des statistiques sur les consultations et téléchargements sur des intervalles de temps à définir,
  • la consultation par ressource propose quant à elle les statistiques de consultations et téléchargements classées par dépôt,
  • enfin, la provenance des consultations est affichée sous forme de carte. Pour les curieux, vous pouvez même visualiser les noms de domaine d’origine.

Bon à savoir, les données de consultation ne sont disponibles que depuis le 1er février 2011.

Pensez à vos co-auteurs, ils seront certainement intéressés par ces informations ! N’hésitez pas alors, pour qu’ils puissent en disposer, à partager la propriété d’un dépôt.

En fonction des rôles que vous avez dans HAL, vous disposez bien sûr également des statistiques pour une structure de recherche, pour une collection ou un portail.

 Pour en savoir plus, pensez à consulter la documentation en ligne.