Episciences : de quoi s’agit-il ?

Le CCSD enrichit sa mission : il développe et hébergera prochainement une plate-forme baptisée Episciences. définition_epi

L’idée principale est de fournir une plate-forme technique d’examen par les pairs (« peer-reviewing »), afin de permettre l’émergence d’épi-revues (ou d’épi-journaux). Qu’est-ce qu’une épi-revue ? Le préfixe « épi » signifie « sur », « au-dessus ». Il s’agit donc de revues électroniques en libre accès, alimentées par les articles déposés dans les archives ouvertes telles que HAL ou ArXiv, et non publiés par ailleurs.

Les comités éditoriaux des épi-revues organiseront l’activité d’évaluation et de discussion scientifique des prépublications soumises ou sélectionnées. Les épi-revues peuvent ainsi être considérées comme une « sur-couche » aux archives ouvertes ; elles y apportent une valeur ajoutée en apposant la caution scientifique d’un comité éditorial à chaque article retenu.

Les épi-revues peuvent être soit des nouveaux titres, soit des titres existants dont la politique d’accès permet de se joindre à la plate-forme. La plate-forme Episciences est destinée à accueillir des épi-journaux de toutes disciplines scientifiques. Cela permettra de réaliser des revues à moindre coût et de mettre en œuvre le libre accès aux versions électroniques des articles. Le projet propose ainsi une alternative aux modèles économiques existants, sans pour autant se placer en concurrence avec les éditeurs

Aucune cession de droit n’est signée avec les auteurs qui conservent leurs droits patrimoniaux sur leurs articles.

Ils en parlent :

Affaire à suivre …

 

9 réflexions au sujet de « Episciences : de quoi s’agit-il ? »

  1. Bonjour

    Ce projet est passionnant ! Quelques questions :
    – est-ce qu’il pourra donner lieu à un système (type CMS) qu’on pourra adapter à toutes les disciplines (donc avec un taxinomie assez poussée), par exemple pour une communauté de chercheurs qui voudraient disposer d’un peer-reviewing basé sur des articles mis à disposition par les autres chercheurs, quelle que soient leur provenance (sites de labo, sites perso, sites d’universités, HAL ou autre) ?
    – possibilité d’exporter des données (par exemple en format bibtex)
    – mettre l’ensemble de ce système sous licence libre de manière à pouvoir l’améliorer ?
    etc :)

    1. La réponse à la 1ère question est non, la liste des fournisseurs d’articles (provenances) ne sera pas libre : il faut garantir l’accès à ces papiers puisque le système ne les stocke pas.
      Il sera possible d’exporter les données, ça existe déjà dans HAL. Et mettre le système sous licence libre n’est pas à l’ordre du jour.

  2. Merci pour cette information très intéressante !

    Concernant cette précision : « Aucune cession de droit n’est signée avec les auteurs qui conservent leurs droits patrimoniaux sur leurs articles. », j’en déduis qu’un même article peut être déposé à la fois dans une épi-revue et dans une revue « classique » ?

    1. Une épi-revue est une revue au même titre qu’une « revue classique ». C’est le mode de soumission – dépôt dans une archive ouverte – qui change. En proposant un article à une épi-revue, la démarche est la même que pour la soumission à une revue.

  3. Si je comprends bien, lorsqu’un article sera accepté, une nouvelle soumission à arXiv/HAL sera créée. Cela produira donc une deuxième version en parallèle de l’article sur arXiv/HAL. L’auteur aura-t-il l’option de simplement mettre la version de sa soumission arXiv/HAL à jour, puis que le « DOI » associé à l’épijournal pointe vers cette version précise de l’article ? (Car du coup, même si l’auteur rajoute encore une nouvelle version, celle de l’épijournal sera toujours là, figée.)

    1. Un dépôt accepté sur Episciences.org correspond à un dépôt (identifiant+version) de HAL ou arXiv. Il n’y a pas de création par Episciences.org de nouvelle version dans les réservoirs. Il est peut être prévu (à voir sur arXiv comment faire) d’ajouter automatiquement un « tampon » Episciences.org aux dépôts acceptés

  4. Le système n’est toujours pas mis en place alors qu’il était prévu (sauf erreur) qu’il soit opérationnel au premier semestre 2013. Quelles sont les nouvelles?

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